Vous avez desserré vos coiffures, changé vos produits, votre cuir chevelu est propre, et pourtant votre raie continue de s'élargir. Quand les habitudes sont bonnes et que les cheveux s'affinent quand même, la cause est souvent à l'intérieur, pas à l'extérieur.
Comment les hormones font bouger les cheveux
Chaque follicule passe par une phase de croissance, de repos et de chute. Les œstrogènes maintiennent le cheveu en phase de croissance ; les androgènes (hormones masculines, présentes chez toutes les femmes) la raccourcissent et miniaturisent le follicule dans les zones sensibles. Les hormones thyroïdiennes donnent le rythme de tout le cycle. Quand l'une d'elles change, des milliers de follicules changent de phase en même temps et la chute apparaît deux à trois mois plus tard.
Les suspects habituels
- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : éclaircissement au sommet et sur la raie, souvent avec des règles irrégulières, de l'acné ou des poils sur le visage ou le corps. Très fréquent et très sous-diagnostiqué chez les femmes noires.
- Troubles de la thyroïde : éclaircissement diffus, avec fatigue, variations de poids, sensation de froid ou de chaud, ongles cassants et peau sèche.
- Carence en fer : pas une hormone, mais même effet. Les règles abondantes la rendent fréquente. Chute diffuse plus fatigue et gencives pâles.
- Post-partum et arrêt de la pilule : une chute brutale des œstrogènes déclenche une vague de chute deux à quatre mois plus tard. Généralement temporaire.
- Périménopause et ménopause : les œstrogènes baissent, les androgènes gagnent du terrain, les cheveux du sommet et des tempes s'affinent, et la texture change souvent.
À quoi ça ressemble sur le cuir chevelu
La chute hormonale est généralement diffuse ou centrée sur le sommet et la raie, avec un cuir chevelu d'apparence normale. Ça ne gratte pas, pas de pellicules, pas de boutons. Si vous voyez des rougeurs, des squames, des douleurs ou des plaques, regardez d'abord du côté des affections du cuir chevelu et de la traction.
Quand consulter un médecin
Si la chute dure depuis plus de trois mois, si votre raie est visiblement plus large qu'il y a un an, ou si vous cochez l'un des symptômes ci-dessus, demandez à votre médecin une prise de sang : ferritine, numération, thyroïde (TSH), et si un SOPK est suspecté, les androgènes. Ce sont des analyses simples, et elles changent complètement le plan.
Où nous intervenons
Nous ne sommes pas médecins et nous ne traitons pas les troubles hormonaux. Ce que nous faisons : reconnaître le schéma, vous dire quand faire des analyses, et construire une routine cuir chevelu et cheveux qui protège ce que vous avez pendant que le volet médical se règle. Chute hormonale plus tresses serrées, c'est la pire combinaison que nous voyons ; la routine, c'est là où nous pouvons agir tout de suite.
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